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    03 March

    Vu de chez moi !!!! + extrait de "L'INFORMATEUR"

    Publié le:  02 mars 2006


     

     

    Malgré les intempéries et les mauvaises surprises sur le site, le chantier du funiculaire progresse à un rythme soutenu. Toutefois il ne faut plus espérer une ouverture en juin comme cela était initialement prévu, mais plutôt à la mi-juillet si tout va bien.

    Rien n’aura été épargné aux responsables du chantier du funiculaire. Après la découverte d’un blockhaus, puis celle d’obus; après s’être rendu compte d’une erreur de calcul sur l’épaisseur d’un mur; voilà que les intempéries s’abattent depuis quelques jours sur cet imposant chantier. A chaque fois le planning doit être modifié, quand les travaux ne sont pas tout bonnement stoppés comme ce fut le cas pendant trois semaines à la fin de l’année dernière.

    Le tableau ainsi brossé pourrait sembler bien noir, pourtant l’excellente préparation en amont et les qualités des entreprises qui oeuvrent sur ce chantier et celles de leurs ouvriers permettent d’entrevoir l’avenir avec une certaine sérénité. “On n’ouvrira pas à la date prévue, mais on espère voir l’outil en fonctionnement à la mi-juillet, sauf mauvaise surprise”, indique le maire qui suit les réunions de chantier chaque mardi.

    La phase

    la plus complexe

    Ces réunions ne laissent pas la moindre place aux approximations, comme en témoigne le planning accroché au mur. “Nous arrivons dans la phase la plus complexe du chantier”, confirme Georges Ganz, co-gérant du cabinet eudois En Act Architecture, qui a remporté le concours relatif à ce dossier et travaille sur le sujet depuis maintenant plus de deux ans. Cette complexité est due en grande en partie à l’entrée en action de plusieurs corps de métier sur un même lieu : le coeur du funiculaire.

    L’architecte comme le chef de chantier se font fort de veiller scrupuleusement à la sécurité, ce qui n’est pas simple lorsqu’une partie des 45 ouvriers actuellement présents sur le site travaillent, comme c’est le cas actuellement, les uns au dessus des autres. Certains entament les finitions des deux parkings souterrains dont on ne soupçonne même pas l’existence lorsque l’on passe aux abords des lieux. Ils sont pourtant bel et bien là. 109 places de stationnement au 1er niveau et 104 places au 2e seront bientôt achevées. “Il nous reste à finir la dalle, à nettoyer les murs et à peindre l’ensemble”, expliquait ce mardi M. Ganz alors que les ouvriers ôtaient les derniers étais. Les murs seront recouverts d’une peinture blanche et le sol sera traité en jaune paille pour apporter un maximum de clarté au lieu.

    Suspendu au dessus du tunnel

    Sitôt garé, l’automobiliste pourra découvrir une partie de la machinerie. Le parc de stationnement se situe en effet de part et d’autre du funiculaire, mais aussi juste au dessus du tunnel. Une partie des places de parking se trouve sur un portique qui enjambe le tunnel et repose sur des fondations déportées de part et d’autre des murs construits il y a tout juste un siècle. Deux petites fenêtres donnent une vue sur le haut de ce tunnel et sur l’aire d’arrivée des navettes. Aujourd’hui, ce sont les ouvriers de la société Hades-Can, chargés d’installer les supports des voies des navettes qui s’activent sur ce lieu, juste au pied de la gigantesque grue actionnée par la société Quille.

    L’emplacement même de cette grue génère des problèmes d’organisation. Elle doit fort logiquement être située au beau milieu du chantier où elle assure depuis son arrivée la construction de la gare haute et le montage des murs des parkings et des commerces, et c’est de ce même endroit qu’elle se chargera dans deux semaines du début du montage des charpentes qui surplomberont l’ensemble; mais c’est aussi à son pied qu’il faut intervenir pour progresser dans les travaux pour, à terme, installer l’ascenseur.

    A Aumale et en Italie

    “Et il ne faut pas oublier qu’à tout cela il faut ajouter les autres phases du chantier, comme la gare basse où nous n’avons pas rencontré de problème, et les lieux en dehors du Tréport où l’ont travaille pour le funiculaire”, explique M. Ganz. C’est en effet à Aumale que sont fabriquées les charpentes métalliques qui prendront très bientôt la route du nord de la France pour être galvanisées, avant de partir en région parisienne pour le laquage puis de revenir au Tréport. Quant aux navettes, leur fabrication va débuter prochainement en Italie. Enfin, non loin de la gare haute, les employés de la société Lhotellier s'emploient à aménager le parking aérien d’un capacité de 250 places. “Et il y a aussi l’aménagement du parking de la Poissonnerie qui fait partie du projet global”, indique le maire, un projet global qui coûte la bagatelle de 12,5 millions d’euros. Le financement est assuré pour une part par des subventions, ainsi que par les fonds propres de la ville et par un emprunt. Cet emprunt ne pèsera pas sur les finances des Tréportais puisque son remboursement et le fonctionnement de l’outil seront assurés par les recettes liées au stationnement payant mis en vigueur sur tous les parkings payants dès le début du mois de juillet.

    C. Ginfray